Papercuts, le webzine qui tranche
Peut-être avez-vous entendu David Linx dans ce très beau CD en hommage à Claude Nougaro. Si votre désir d'en entendre davantage est en germination je vous propose d'écouter Up close. Ce titre présuppose une prise de risque autant qu'une ouverture dans la posture de ces musiciens. En même temps une intériorisation, une « approche » de l'essentiel qui « touche ». Quitte à vous rappeler que vous aussi vous avez des bleus à l'âme. Un travail de cordes tous azimuts, généreuses, vibrantes, pincées, frappées, mariées avec un sens de l'harmonie poussé et sans afféterie. De quoi laisser coi tout jazzophile à l'oreille avertie, curieux de découvertes, de nouvelles voies (voix) de ce champ musical.
Commencez par le début si vous souhaitez en avoir une juste idée. A capella. Quelques instants, histoire de poser les choses.
Puis écoutez comment chacun, dans une dialogique attentive au sens de l'aventure, chemine avec son alter ego. Vivez ça tous les jours avec votre entourage et vous serez heureux.
Ces gaillards là vous poussent dans leurs cordes.
Qui souffle, qui frotte, qui respire, qui vit, qui s'attarde dans l'évanouissement, les doigts, les lèvres ? Qui vibre ? La colonne d'air de Linx ou les balais d'Oosterhout, les cordes de Wissels ou celles de Vanderhoeven ? Qui trille, escalade, attend d'être rejoint dans sa pérégrination ? Le tout dans un calme apparent, une sérénité pleinement assumée. Un jeu de jupes dans le vent. Gai, sentimental, alerte, captivant, voire fascinant.
Linx n'hésite pas à monter les aigus dans l'apaisement, minimaliste, parfois juste suivi par un piano jouant l'écho dans une construction discrète et savoureuse. Mais ce retrait de pudeur s'évanouit dès que la batterie assure la fondation de cette narration. Je te suis, te dépasse, te provoque au rythme d'un égrenage subtile, aérien, sensuel, et te retrouve dans ton espace d'expression.
Wissels parcourt le clavier de son piano avec bonheur, glisse quelques accents pieranunziens et assure le répons à la voix claire ou feutrée, au scat ému, ou seule, attendant son écho. Entre minimalisme et gourmandise experte mais retenue.
Osterhout donne à son expression un hommage aux balais de Max Roach et aux scintillements de ses cymbales, venant soutenir l'échange avec une ferme créativité, un swing d'une présence mature.
Vanderhoven place ses lignes de basse peut-être trop en retrait, dans une discrétion respectueuse de la magie. Question d'enregistrement peut-être.
Professionnalisme ou sensibilité maîtrisée ? Les deux je crois. Le temps d'un voyage où la logique de Bill Evans - le « faire ensemble » - laisse derrière elle en l'occurrence le fait d'être « servi » défendu par le respectable Martial Solal.
Ici, c'est chacun et tous ensemble pour vous, votre plaisir, votre émotion, dans une atmosphère de partage. Sans hésitation.
Quelle que soit la plage… souvenez-vous, dessous, les précieux coquillages.
Commencez par le début si vous souhaitez en avoir une juste idée. A capella. Quelques instants, histoire de poser les choses.
Puis écoutez comment chacun, dans une dialogique attentive au sens de l'aventure, chemine avec son alter ego. Vivez ça tous les jours avec votre entourage et vous serez heureux.
Ces gaillards là vous poussent dans leurs cordes.
Qui souffle, qui frotte, qui respire, qui vit, qui s'attarde dans l'évanouissement, les doigts, les lèvres ? Qui vibre ? La colonne d'air de Linx ou les balais d'Oosterhout, les cordes de Wissels ou celles de Vanderhoeven ? Qui trille, escalade, attend d'être rejoint dans sa pérégrination ? Le tout dans un calme apparent, une sérénité pleinement assumée. Un jeu de jupes dans le vent. Gai, sentimental, alerte, captivant, voire fascinant.
Linx n'hésite pas à monter les aigus dans l'apaisement, minimaliste, parfois juste suivi par un piano jouant l'écho dans une construction discrète et savoureuse. Mais ce retrait de pudeur s'évanouit dès que la batterie assure la fondation de cette narration. Je te suis, te dépasse, te provoque au rythme d'un égrenage subtile, aérien, sensuel, et te retrouve dans ton espace d'expression.
Wissels parcourt le clavier de son piano avec bonheur, glisse quelques accents pieranunziens et assure le répons à la voix claire ou feutrée, au scat ému, ou seule, attendant son écho. Entre minimalisme et gourmandise experte mais retenue.
Osterhout donne à son expression un hommage aux balais de Max Roach et aux scintillements de ses cymbales, venant soutenir l'échange avec une ferme créativité, un swing d'une présence mature.
Vanderhoven place ses lignes de basse peut-être trop en retrait, dans une discrétion respectueuse de la magie. Question d'enregistrement peut-être.
Professionnalisme ou sensibilité maîtrisée ? Les deux je crois. Le temps d'un voyage où la logique de Bill Evans - le « faire ensemble » - laisse derrière elle en l'occurrence le fait d'être « servi » défendu par le respectable Martial Solal.
Ici, c'est chacun et tous ensemble pour vous, votre plaisir, votre émotion, dans une atmosphère de partage. Sans hésitation.
Quelle que soit la plage… souvenez-vous, dessous, les précieux coquillages.
[Psou]









