Papercuts, le webzine qui tranche
Autant se l’avouer tout de suite, on n’a jamais été très fans de General Elektriks. On lui reconnaissait quand même assez aisément une certaine virtuosité aux claviers cumulée à un sens du groove indéniable. Lors de ces précédents albums, RV nous avait même gratifié de moments qu’on pourrait qualifier d’anthologie. Pensons notamment à ‘Tu m’intrigues’ en 2003 ou à ‘Raid The Radio’ qui avaient inondé les ondes il y a quelques années déjà.
Flirtant déjà à la limite du tolérable mais y échappant grâce à un équilibre musical digne d’un funambule, General Elektriks réussissait le pari osé d’esquiver à chaque fois le too-much. Même si quelques indices inquiétants avaient déjà été révélés dans ‘Good City For Dreamers’ l’album de 2009, on avait fermé les yeux sur ces fautes de goût en priant pour qu’il ne s’agisse que d’une petite erreur de parcours.
Deux ans plus tard, ‘Parker Street’ dans la platine, le doute n’est plus permis : General Elektriks a littéralement sombré. Preuve en est, RV chante (beaucoup trop) sur ce nouvel album. Les petits défauts qui pouvaient jadis être charmants sont devenus crispants. Les instrumentations sont peu inspirés et la production plate. A l’image du premier single ‘Summer Is Here’, on s’ennuie vite. Où est passé le grain de folie ? A trop lorgner du côté soul, General Elektriks a définitivement sombré du côté soupe.
[Eric H.] Envoyez un message









