Papercuts, le webzine qui tranche
Grasscut c'est d'abord deux british fellows, à savoir Andrew Phillips et
Marcus O' Dair. Le premier est compositeur pour la télévision, et le
second musicien touche à tout. Mais si ‘1 Inch / ½ Mile' est leur
premier vrai album à sortir chez le label indé et non moins british
Ninja Tune, les deux loustiques de Grasscut n'en sont pas à leur
première collaboration.
‘1 Inch / ½ Mile' se veut une évocation romantico-impressionniste (faut il y voir l'influence d'un Turner ?) des paysages du Pays de Galles et des squares londoniens du siècle dernier. Construit à la façon d'un patchwork (inutile de s'effrayer, le disque est des plus digeste) électro pop, mêlant chants, claviers, basses, batteries (l'apport de Marcus O' Dair ?) et éléments totalement électro tels que samples, synthés, et monologues télépho-gramophoniques un rien cliché (facilité télévisuelle d' Andrew Phillips servant à évoquer le passé ?).
Au-delà de cette escroquerie qui consiste à faire croire qu'on intellectualise sa musique en collant des samples de vieille dame ou de vieux monsieur sur une mélodie en mineure, Grasscut se révèle imparable lorsqu'il s'agit justement de mélodie. En témoignent les deux saillies géniale de ‘1 Inch / ½ Mile' que sont ‘The Thin Man' au parfum retro mélancolique, et le très électro ‘Muppets'. Suivent un peu derrière la très pop ‘The Door In The Wall', et les plaintives ‘1946' et ‘In Her Pride', toutes en pathos à violons.
Un album en dent de scie, tant sur la forme que sur le fond ; on passe comme on l'a dit de la tripop intimiste à l'electronica le plus enlevé, puis de pop la plus fraiche aux ambiances phtisiques. Et c'est peut être là tout le talent de Grasscut : nous promener par le bout du nez d'un air à un autre. Prenons garde à ne pas être menés en bateau car ‘1 Inch / ½ Mile', c'est au final un peu comme une ballade en gondole : on sait qu'on se fait avoir, mais c'est agréable.
‘1 Inch / ½ Mile' se veut une évocation romantico-impressionniste (faut il y voir l'influence d'un Turner ?) des paysages du Pays de Galles et des squares londoniens du siècle dernier. Construit à la façon d'un patchwork (inutile de s'effrayer, le disque est des plus digeste) électro pop, mêlant chants, claviers, basses, batteries (l'apport de Marcus O' Dair ?) et éléments totalement électro tels que samples, synthés, et monologues télépho-gramophoniques un rien cliché (facilité télévisuelle d' Andrew Phillips servant à évoquer le passé ?).
Au-delà de cette escroquerie qui consiste à faire croire qu'on intellectualise sa musique en collant des samples de vieille dame ou de vieux monsieur sur une mélodie en mineure, Grasscut se révèle imparable lorsqu'il s'agit justement de mélodie. En témoignent les deux saillies géniale de ‘1 Inch / ½ Mile' que sont ‘The Thin Man' au parfum retro mélancolique, et le très électro ‘Muppets'. Suivent un peu derrière la très pop ‘The Door In The Wall', et les plaintives ‘1946' et ‘In Her Pride', toutes en pathos à violons.
Un album en dent de scie, tant sur la forme que sur le fond ; on passe comme on l'a dit de la tripop intimiste à l'electronica le plus enlevé, puis de pop la plus fraiche aux ambiances phtisiques. Et c'est peut être là tout le talent de Grasscut : nous promener par le bout du nez d'un air à un autre. Prenons garde à ne pas être menés en bateau car ‘1 Inch / ½ Mile', c'est au final un peu comme une ballade en gondole : on sait qu'on se fait avoir, mais c'est agréable.
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