Papercuts, le webzine qui tranche
Son nom ne le laisse pas transparaitre, mais Idem est en perpétuelle mutation. Ce septième album des angevins ne déroge pas à la règle.
Que les amateurs se rassurent cependant : les éléments qui ont fait l’identité musicale du groupe sont toujours présents mais ils ont évolué et muri. La batterie tout en contre-temps aériens se permet de temps à autre de monter dans les tours quand l’émotion ne peut plus se contenir. Une basse bien ronde et hypnotique tisse une toile de fond où l’attention se fera piéger à son insu. Quelques notes de couleur ajoutées par la guitare en delay et reverb. Toujours aussi profonds et léchés, les arrangements ajoutent la noirceur finale au tableau, offrant ainsi un véritable écrin pour la voix atypique de Pitch.
Le tableau est brossé, l’abîme sera profonde ou sans fin, quelques tâches d’un rouge vif et pénétrant pénétreront insidieusement dans votre rétine, des flashes persistants tels des electrochocs... Les sens sont troublés lors de ce vol plané. Est-ce une chute vertigineuse ou une ascension voluptueuse ?
Inutile de chercher à leur coller une étiquette, c’est peine perdue. Gardez votre précieux temps pour plonger sans retenue dans l’univers de ‘Good Side Of The Rain’ qui révélera toute sa valeur au fil du temps. Croyez-nous, vous ne sortirez pas indemne du voyage.
[Eric H.] Envoyez un message









