Papercuts, le webzine qui tranche
“No Hawaii”… Quel curieux cri, cela sonne tel un slogan incongru, farouchement anti yéyé malgré un artwork que n'aurait pas renié Maleus. Un an après ‘Bruce Lee In Your Brain', premier EP qui prit à contrepied la critique, les cinq suédois de No Hawaii réitèrent aujourd'hui avec ‘Snake My Charms'.
No Hawaii pourrait être le rejeton de Cave In et de Isis, à moins que ce ne soit celui de Tool et de Mars Volta. Quoi qu'il en soit, les influences qui suintent de ce ‘Snake My Charms' sont des plus respectables, et classent cette pépite dans la catégorie du « metal intello à tendance progressiste ». Car même si les premières écoutes ne délivrent pas toute la pertinence des prises de risques du point de vue de la composition, les morceaux de ‘Snake My Charms' piquent la curiosité de l'auditoire, et l'incitent à plus d'attention (ce 'je ne sais quoi' d'incaractérisable, que l'on prend pour de l'originalité, et qui avec le temps se révèle être du talent ?).
Pensez donc ; parvenir à marier sans en avoir l'air, des références aussi nobles que des patterns de batteries à la Mastodon avec des guitares à la Perfect Circle, ou des voix à la The Ocean avec des ambiances abstract, le tout avec une facilité déconcertante et sans aucune putasserie… chapeau bas.
Car No Hawaii ne se contente pas du copy & past : on est loin du metal fanfare loufoque qui passe d'un registre à un autre sans crier gare, au seul motif de la surprise. Le quintette nous propose au contraire de suivre les circonvolutions réflexives de leur approche musicale. Un périple des plus passionnants.
Riche, intense, audacieux, à mille lieux des clichés du genre, ‘Snake My Charms' est l'archétype de l'album de metal / post HxC qui rend ces styles malheureusement saturés de groupes superflus, encore dignes d'intérêt.
No Hawaii pourrait être le rejeton de Cave In et de Isis, à moins que ce ne soit celui de Tool et de Mars Volta. Quoi qu'il en soit, les influences qui suintent de ce ‘Snake My Charms' sont des plus respectables, et classent cette pépite dans la catégorie du « metal intello à tendance progressiste ». Car même si les premières écoutes ne délivrent pas toute la pertinence des prises de risques du point de vue de la composition, les morceaux de ‘Snake My Charms' piquent la curiosité de l'auditoire, et l'incitent à plus d'attention (ce 'je ne sais quoi' d'incaractérisable, que l'on prend pour de l'originalité, et qui avec le temps se révèle être du talent ?).
Pensez donc ; parvenir à marier sans en avoir l'air, des références aussi nobles que des patterns de batteries à la Mastodon avec des guitares à la Perfect Circle, ou des voix à la The Ocean avec des ambiances abstract, le tout avec une facilité déconcertante et sans aucune putasserie… chapeau bas.
Car No Hawaii ne se contente pas du copy & past : on est loin du metal fanfare loufoque qui passe d'un registre à un autre sans crier gare, au seul motif de la surprise. Le quintette nous propose au contraire de suivre les circonvolutions réflexives de leur approche musicale. Un périple des plus passionnants.
Riche, intense, audacieux, à mille lieux des clichés du genre, ‘Snake My Charms' est l'archétype de l'album de metal / post HxC qui rend ces styles malheureusement saturés de groupes superflus, encore dignes d'intérêt.
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