Papercuts, le webzine qui tranche
Rostropovitch, endormi par les ans et l'ennui d'un concert donné enson honneur, s'excusa auprès des musiciens à son réveil en ces termes :«la musique était trop belle; je méditais… »
C'est à peu près le même genre d'excuse que je fournis au rédac chefafin de justifier de mon retard rédactionnel, à la différence que CityOf Echoes est une véritable invitation au voyage.
Nées de l'experience des tournées entreprises par le quatuor de Chicago(cf: Interview de Pelican dans ce même webzine), les compositions de cetroisième album sont le juste mélange des deux précédents. Si letravail d'A. Schneider (Cave In) inscrit l'opus dans la droite lignéedu controversé « The Fire In our Throat will bekone the Taw » en ce quiconcerne la couleur du son (l'overdrive remplace la distortion, sonsclaires cristallins, batterie feutrée et organique), le caractère plusdirecte des compositions autorise la comparaison avec « Australasia »;d'avantage de changements interviennent, les titres sont plus courts,plus complexes et plus riches, toujours athmosphériques, mais perdantde leur hermetisme.
Sans doute déstabilisant à la première écoute pour l'amateur depostcore, qui devra se familiariser avec le son 70's de l'album, CityOf Echoes se revele être une véritable perle post rock, à côté delaquelle je vous défends de passer.
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