Papercuts, le webzine qui tranche
Une belle découverte. Il s'agit du deuxième opus de Reverse Engineering,
trio hélvète dont on continuera à beaucoup parler. Un abstract hip hop
solide et voyageant au long de ses racines courant sur les dernières
décennies. Cette dimension oldschool s'agrémente de clins d'œil aux
atmosphères SF de sorte que l'on se trouve à savourer un véritable
univers.
Si la production pourrait encore gagner en contraste et en puissance, elle reste néanmoins fidèle au souvenir que l'on garde des années 90, et en cela contribue beaucoup à cette sensation d'écouter le meilleur de ces années, le tout réuni dans travail cohérent, personnel et franchement enthousiasmant.
Tant instrumental que chanté, l'album se tourne en général du côté obscur tout en ayant cette chaleur cinématographique hantant ses samples à l'instar d'un Amon Tobin (« Six Click » en est la parfaite et jouissive illustration). Les collaborations sont toutes réussies. On note « Defiance » avec Blu Rum 13 (acolyte de DJ Vadim), « World in Reverse » par Diyala dont le flow mêlé de percussions délicates vous donne le frisson, les retenues sensuelles du chant de Jasmine dans « Instant Art » et l'incontournable « Miracle That Glows » emporté par M-Sayyid.
Preuve que l'abstract n'est plus entièrement l'apanage des américains d'Anticon et consorts, cet album saura s'imposer sans rencontrer de réticences.
Si la production pourrait encore gagner en contraste et en puissance, elle reste néanmoins fidèle au souvenir que l'on garde des années 90, et en cela contribue beaucoup à cette sensation d'écouter le meilleur de ces années, le tout réuni dans travail cohérent, personnel et franchement enthousiasmant.
Tant instrumental que chanté, l'album se tourne en général du côté obscur tout en ayant cette chaleur cinématographique hantant ses samples à l'instar d'un Amon Tobin (« Six Click » en est la parfaite et jouissive illustration). Les collaborations sont toutes réussies. On note « Defiance » avec Blu Rum 13 (acolyte de DJ Vadim), « World in Reverse » par Diyala dont le flow mêlé de percussions délicates vous donne le frisson, les retenues sensuelles du chant de Jasmine dans « Instant Art » et l'incontournable « Miracle That Glows » emporté par M-Sayyid.
Preuve que l'abstract n'est plus entièrement l'apanage des américains d'Anticon et consorts, cet album saura s'imposer sans rencontrer de réticences.
[Clémence]
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