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C’était sans trop y croire mais avec une vive curiosité que votre serviteur souhaitait chroniquer ce nouvel album des toulousains de The Dodoz. Pas franchement convaincus par le premier opus du groupe – trop simpliste, trop jeune, trop cliché, trop commun – nous étions décidés à laisser une seconde chance au quatuor. Sans parler d’un potentiel flagrant, on pouvait déjà déceler qu’il y avait un réelle envie d’en découdre de la part des jeunes musiciens.
Et donc, voici donc le ‘Forever I Can Purr’ dans les mains. On n‘épiloguera sur le fait que la pochette soit ou non un clin d’œil aux Ramones. Quoiqu’il en soit, les punks ne faisaient pas de vélo, lui préférant le métro comme moyen de locomotion, Johnny trimballant sa Mosrite à la main sans étui dans les rames des stations du Queens.
Aparté close, revenons à nos moutons … ou plutôt à nos Dodoz.
Sans aller dans le détail du track-by-track, ‘Forever I Can Purr’ est un album composé de tubes où chaque morceau a été composé intelligemment déroulant une structure quelque fois légèrement alambiquée et où les questions/réponses entre voix masculines et féminines sont terriblement bien amenées. Si Géraldine a encore quelques efforts à faire au niveau de l’accent anglais, on sent qu’elle maîtrise beaucoup mieux ses cordes vocales, le résultat étant beaucoup moins criard. Les deux guitares jouent complémentairement et ajoutent un relief conséquent aux morceaux. Le groupe cherche à ne pas se répéter, pire on sent qu’ils s’amusent. Cerise sur le gâteau, cet enthousiasme est communicatif.
Avouons-le, nous sommes tombés sous le charme de ‘Forever I Can Purr’. Malgré certains passages plus légers, il y a toujours un instant où les Dodoz vont accrocher votre oreille. Et lorsque ce moment sera arrivé, il ne sera pas aisé de vous en détacher. C’est bien là tout le mal que l’on vous souhaite.
[Eric H.]
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