Papercuts, le webzine qui tranche
Du 27 septembre 2008 au 4 janvier 2009
L'exposition de l'année pour les
otaku et geek de tous lieux, certes Francfort n'est pas la porte à coté
mais cette rétrospective du Maître de l'art pop japonais vaut plus que
le détour.
©Murikami c'est donc la rétrospective du créateur de Hiropon
Factory devenue depuis 2001 la kaikai kiki corporation, en référence à
ces deux personnage primordiaux qui reviennent régulièrement lors de
cette exposition. Ici le superflat (pop art japonais) envahit les
lieux, outre les peintures réalisées pour la plupart à l'acrylique et les
sculptures géantes, le papier peint et le sol sont, également,
estampillés Murakami. Estampillé c'est le termes : car bien plus qu'un
art, Murakami est une marque, un modèle déposé (d'où le © de copyright).
Et l'exposition nous plonge dans cette univers où le commerce et l'art
se mélangent sans pudeur. Les différents goodies sont exposées, numéro
de série à l'appuie, le travail réalisé par l'artiste pour Vuityon est
ostensiblement affiché .
Mais au-delà d'une simple réflexion sur le rapport entre le
commerce et l'art, c'est une véritable interrogation sur notre manière
de consommer du goodie, ces choses inutiles purement décoratives qui
envahissent les chambres des geeks. Une réflexion sur tout notre
rapport à l'inutile en quelque sorte.
Tout le nouvel art japonais est ici représenté analysé, du manga
au hentai, de la publicité à la philosophie zen. Sur trois étages, nous
sommes plongés dans un univers où le fluo est roi, ou tout rappelle nos
écrans d'ordinateur, et ou surtout où l'art japonais se distingue et
s'autonomise.
[Mich]









